Insolite. Le gasoil est devenu trop cher ? Une fois par semaine, il va au travail à cheval

Face à la flambée des prix des carburants, chacun a ses astuces pour faire des économies. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce serveur d’un restaurant de Haute-Loire a une technique bien à lui : aller travailler un jour par semaine à cheval.

Un premier trajet ce lundi

« C’est le prix du carburant qui a motivé mon choix. Il y a eu une discussion avec mon patron : il m’a dit que j’étais tranquille car j’avais mon cheval. Du coup, je suis venu à cheval », raconte Louis Geneix à France 3, ce lundi 14 mars, pour son premier trajet à cheval vers son lieu de travail.

« Mes collègues ont été un peu surpris. Ils se sont dit que je n’étais pas capable de le faire et quand ils m’ont vu débarquer à cheval, ils n’en revenaient pas. Il y a des automobilistes qui se sont arrêtés pour me dire que ma démarche était top. Je ne m’attendais pas à cela », poursuit-il.

Une jument qui n’a pas peur des voitures

Si les automobilistes ont été surpris, ce n’est pas le cas de sa jument, Eole, qui est « habituée à faire des trajets » et « a l’habitude des voitures ». Le cavalier avait même prévu de faire le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle avec elle, un projet avorté par la pandémie de Covid-19.

Forcément, le trajet à cheval lui prend un peu plus de temps que ses 10 minutes habituelles en voiture. Il lui a fallu un peu « moins d’une heure » pour parcourir les 15 kilomètres qui séparent le pré de sa jument du restaurant où il travaille, en empruntant la route habituelle et une partie de la voie verte.

Une fois sur place, il attache sa jument à un lampadaire sur une petite aire d’herbe juste devant la brasserie. Il lui laisse un seau d’eau ainsi qu’une portion de granulés et garde un œil sur elle tout au long de la journée depuis la salle du restaurant.

Des économies à la clé

S’il n’a pas encore chiffré les économies, Louis Geneix est sûr et certain que ce moyen de locomotion lui permettra de faire des économies. « En décembre, je faisais à peu près le mois avec 80 euros de gazole et là j’ai doublé, voire plus. En voiture, j’ai réduit mes trajets au strict minimum. J’en étais à me demander si je pouvais aller travailler, voire si ça allait être rentable, avec les dépenses qu’on a pour s’y rendre. Venir à cheval va changer les choses », confie-t-il tout en indiquant qu’il gagne 1 200 euros net pour ses 35 heures de travail hebdomadaires.

Le cavalier se dit prêt à renouveler l’expérience sur le long terme. D’abord, une fois par semaine puis au quotidien quand la météo sera plus favorable. « Cet été, je pense que je viendrai au moins pour les services du midi à cheval. Pour le soir, je n’aurai pas le choix, je devrai prendre ma voiture car je ne peux pas rentrer de nuit à cheval », précise-t-il.

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