les opposants au téléphérique lancent une pétition

L’aménagement du massif du Mont Sainte-Odile est dans les cartons depuis plusieurs années. Objectif, trouver une alternative à la voiture pour monter au sommet. Selon les chiffres du PETR (pôle d’équilibre territorial et rural) du Piémont des Vosges, environ 330.000 véhicules accèdent au Mont chaque année. Il a donc commandé une étude de faisabilité pour étudier deux options : des navettes électriques, ou un téléphérique. Une dernière possibilité à laquelle trois associations sont opposées. 

Crainte pour le paysage et la biodiversité 

Les associations Nature et Vie, SAMMSO (Sauvegarde du massif du Mont Sainte-Odile) et le collectif Le Chaudron des Alternatives ont lancé une pétition en ligne pour mobiliser contre ce potentiel téléphérique. Le projet, selon elles, « porte atteinte à un haut-lieu spirituel de l’Alsace, chargé d’histoire, avec des impacts graves et irréversibles, à la fois pour le site, le paysage et les milieux environnants. » La pétition souligne notamment le passage de ce câble au-dessus du site des anciennes carrières de Saint-Nabor, protégé par un arrêté. 

« Tout ça est évidemment pris en compte dans l’étude » assure Michel Herr, le président du PETR. « Si c’est cette option qui est privilégiée, on n’imposera pas de gros pylônes dans le paysage, on fera ça comme il faut », explique-t-il en citant les zones comme les Alpes où ces téléphériques font partie du paysage. 

Vers un tourisme de masse ?

Dans la pétition, les associations s’inquiètent du développement du tourisme de masse au Mont Sainte-Odile via « la mise en place d’une offre diversifiée de loisirs attractifs et innovants à proximité du couvent ». Une option pas du tout envisagée par le PETR, assure Michel Herr : « l’objectif, c’est que les gens soient mieux accueillis, et pas plus accueillis ». Il précise également que le nombre de visiteurs au Mont est en légère baisse depuis plusieurs années. 

Le PETR précise que des réunions de concertation seront organisées lorsque les premiers éléments de l’étude seront connus, d’ici le printemps 2022. 

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