Le Centre de recherche en biomédecine de Strasbourg accueille déjà dix laboratoires

Ce nouveau bâtiment ressemble à ce gros cube orange posé à côté du NHC, le Nouvel Hôpital Civil, bâtiment, lui, tout gris. Il côtoie la faculté de médecine. Il est occupé depuis un an déjà mais il n’a été inauguré officiellement que ce mardi 19 octobre 2021. 

Le CRBS, le Centre de recherche en biomédecine de Strasbourg, abrite dix laboratoires de recherche, en l’occurrence deux unités de recherche de l’Université de Strasbourg, l’Unistra, et huit unités mixtes Unistra – Inserm, ainsi que deux start-up, soit plus de 250 personnes. 

Le CRBS a coûté 40,45 millions d’euros, apportés par l’Etat, l’Université de Strasbourg, la Région Grand Est, l’Inserm et l’Eurométropole de Strasbourg.

Au CRBS © Radio France
– Corinne FUGLER
Mettre en commun équipements de pointe et connaissances

Le regroupement de ces laboratoires sur un seul site permet de mutualiser les instruments d’imagerie, des outils très performants et très coûteux, qui demandent du savoir-faire. 

Profiter de ces équipements de pointe rapidement et à moindre frais, c’est un vrai « plus » pour la recherche, assure Pascal Kessler, le responsable opérationnel de la plateforme d’imagerie : « s’il faut installer un système, l’optimiser, le régler, le préparer, ça prend un temps énorme alors qu’ici, les chercheurs profitent d’une expertise qui leur permet de développer un protocole très rapidement opérationnel ».

S’équiper pour comprendre le vivant © Radio France
– Corinne FUGLER
Les biomatériaux pour sauver nos dents

Parmi les bénéficiaires de ces outils d’une grande précision, le laboratoire de Philippe Lavalle, spécialisé dans les biomatériaux, l’UMR 1121, une unité qui associe l’Inserm et l’Université de Strasbourg.

L’équipe, qui compte une cinquantaine de personnes, développe des matériaux pour protéger les dispositifs médicaux des bactéries et limiter les maladies nosocomiales

Elle cherche aussi comment réparer nos dents grâce à notre propre matériel biologique. « On s’intéresse à régénérer la pulpe dentaire, pour éviter des implants ou des choses plus compliquées », explique Philippe Lavalle. « L’idée, c’est d’essayer de sauver la dent et de la régénérer ».

Des espaces de rencontre pour doper la recherche © Radio France
– Corinne FUGLER

Autre atout de ce nouveau CRBS : la proximité entre les équipes. Le bâtiment, très lumineux, propose de nombreux espaces de convivialité qui permettent aux chercheurs de se poser et d’échanger sur leurs travaux. Une manière, là aussi, de booster la recherche…

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