le choix du « made in France » sourit à ces entreprises alsaciennes

A partir du jeudi 11 novembre et durant trois jours, le salon du « made in France » se tient à Paris et rassemblera plusieurs centaines d’exposants venus de tout le territoire qui ont fait le choix de se fournir ou de produire localement. L’Alsace fleurit d’exemples d’entreprises dans cette mouvance et qui avec le recul ne le regrettent pas. 

Un choix de plus en plus stratégique

Martine Schmidt et Olaf Maurice se sont lancés il y a bientôt dans dix ans dans l’aventure Fun!Ethic, une marque de cosmétiques bio, confectionnés et conditionnés à 100% en Alsace. Un choix guidé par leurs convictions sociales et écologiques, mais c’est aussi la rationalité organisationnelle que Martine Schmidt veut mettre en avant.

« Ca permet de créer des liens forts et de mieux anticiper et gérer les problèmes du quotidien. Quand vous avez un souci technique, c’est quand même beaucoup plus facile de vous rendre sur le site de production pour voir des vrais gens et le régler, que de faire une visio. » 

Salon du Made in Elsass de Colmar, organisé en septembre dernier
– SalonmadeinElsass

Rationnel, ce choix l’est aussi car depuis plusieurs années, le « made in France » a la cote chez les consommateurs selon Laurence Depond. Elle est responsable commercial de la société strasbourgeoise SDE, qui commercialise la marque Winkler spécialisée dans le linge de cuisine produit en France. « Au début on ne l’affichait pas vraiment, on se disait que ce n’était pas forcément la peine. Maintenant on le met beaucoup plus en avant, car il y a une vraie demande des clients ». 

Il y a cinq ans, c’était presque impossible de produire un jean 100% local avec des produits bio, aujourd’hui ça l’est 

Le contexte économique actuel favorise également les entreprises qui ont fait le choix de produire en local. « Les chaînes d’approvisionnement sont très chamboulées en ce moment et les délais de livraison s’étendent. Avoir un lieu de production très proche du lieu de consommation nous permet d’être plus rapide, de bien maîtriser toute la chaîne logistique et les prix », éclaire Depond. 

Par ailleurs, même dans des secteurs qu’on pensait un peu perdues à l’image du textile, de plus en plus d’opportunités s’ouvrent. C’est en tout cas ce que constate Emmanuel Sieger, fondateur de la marque alsacienne de vêtements Storks, qui depuis dix ans cherchent des ateliers locaux pour les produire. 

« Il y a encore cinq ans je vous aurais que c’était quasiment impossible de faire un jean 100% local avec des matières recyclées ou des fibres naturelles. Mais il y a quelques mois on a fini par trouver trois ateliers espacé de quelques dizaines de kilomètres qui peuvent le faire ». 

Mais faire du « made in France », c’est aussi renoncer à certaines productions. Son entreprise refuse par exemple de façonner des vêtements de sport, tant qu’elle n’aura pas trouver les matériaux locaux pour le faire.

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