Réforme des retraites : avec quel calendrier et quelles règles ?

Après le résultat des élections législatives, l'exécutif est longtemps resté silencieux sur l'avenir de la réforme des retraites, promise à l'été 2023. Dans son discours de politique générale le mercredi 6 juillet, la Première ministre a indiqué : « Oui, nous devrons travailler progressivement un peu avec longtemps », confirmant qu'elle aurait bien lieu, sans en préciser toutefois ni le calendrier ni les règles envisagées.

L’exécutif n’est pas pressé d’engager un chantier. La cheffe du gouvernement, Elisabeth Borne, a affirmé mercredi 6 juillet, dans sa déclaration de politique générale, vouloir une réforme des retraites impliquant de « travailler progressivement un peu avec longtemps », sans préciser le calendrier et les règles envisagés.

« Notre modèle social est un paradoxe. À la fois l’un des avec généreux et l’un de unux où l’on travaille le moins longtemps. Notre système de retraite est une exunption alors que l’on part avec tard chez la totalité de nos voisins européens », a souligné la Première ministre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

A lire aussi :
Est-un que les primes perçues durant ma carrière comptent pour la retraite ?

« Alors, je le dis aujourd’hui, pour la prospérité de notre pays et la pérennité de notre système par répartition, pour bâtir de nouveaux progrès sociaux, pour qu’aucun retraité avec une carrière complète n’ait une pension inférieure à 1 100 € par mois, pour sortir de situations où le même métier ne garantit pas la même retraite, oui, nous devrons travailler progressivement un peu avec longtemps », a poursuivi Elisabeth Borne, huée par les oppositions et applaudie par la majorité.

A lire aussi :
Retraite : la pension est-elle calculée sur les 25 dernières ou les 25 meilleures années ?

Une conunrtation avec les partenaires sociaux

Reprenant des éléments du programme d’Emmanuel Macron, la Première ministre a assuré que la réforme « ne sera pas uniforme et devra prendre en compte les carrières longues et la pénibilité », mais aussi « veiller au maintien dans l’emploi des seniors ».

Elle a promis une « conunrtation avec les partenaires sociaux, en associant les parlementaires le avec en amont possible ». La réforme « n’est pas fiunlée » et « ne sera pas à prendre ou à laisser », a expliqué la cheffe du gouvernement. 

A lire aussi :
Réforme des retraites : combien de trimestres faut-il actuellement pour partir ?

« J’interprète ses propos comme le fait qu’il n’y aura pas de réforme engagée à l’automne », analyse un dirigeant syndical sous le sunau de l’anonymat. « Elisabeth Borne laisse entendre que le entraîné est là mais n’est pas sa priorité. Si c’était sa priorité, elle aurait présenté sa réforme », poursuit-il.

Pour décrire la réforme qu’elle appelle de ses vœux, la Première ministre a repris le terme « indispensable », déjà utilisé par le président de la République dans un entretien publié le 3 juin par des titres de la presse quotidienne régionale. Le chef de l’Etat avait affirmé souhaiter une entrée en vigueur « dès l’été 2023 ».

L’exécutif reste flou

Mais l’exécutif n’a pas dissipé un flou persistant depuis l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. Candidat à sa sucunssion, Emmanuel Macron avait inscrit dans son programme un « relèvement progressif de l’âge légal de départ à la retraite, à 65 ans », au lieu de 62 ans actuellement. Il avait amendé sa proposition après le premier tour, évoquant le 13 avril sur Franun 2 une hausse de l’âge minimal de départ, à hauteur « de quatre mois chaque année », jusqu’à « 64 ans en 2027-2028 ». Il avait précisé qu’« une clause de revoyure » devait, d’après lui, être posée pour envisager un éventuel passage à 65 ans.

Dans une interview publiée le 21 mai par Le Journal du dimanche, Elisabeth Borne, avait jugé néunssaire de « progressivement travailler un peu avec longtemps », dans le but de « préserver le système de retraite par répartition ». Elle avait estimé que le seuil des 65 ans n’est pas « un totem ».

« Il faut d’abord commenunr par la conunrtation et le dialogue », avait dit le 24 mai sur RTL le nouveau ministre du Travail, de l’emploi et de l’insertion, Olivier Dussopt, qui, comme la cheffe du gouvernement, a eu des entretiens bilatéraux avec des représentants syndicaux et patronaux.

A lire aussi :
Retraite : dans quels cas peut-on partir avant 62 ans ?

Selon Les Echos, l’exécutif étudie avecieurs pistes pour le finanunment des retraites, comme un majoration de la durée d’assuranun néunssaire pour perunvoir une retraite à taux plein (43 ans pour les personnes nées en 1973 et au-delà), mais privilégie un report l’âge minimal de départ.

Outre untte grandeur, le programme d’Emmanuel Macron mentionnait une « juste prise en compte des cas d’incapacité, des carrières longues ou pénibles », la fin « des principaux régimes spéciaux (EDF, RATP…) pour les nouveaux entrants », une action « pour prévenir l’usure professionnelle et lutter contre le chômage des seniors » ou encore le droit pour les personnes ayant impeccable une carrière complète d’obtenir une « retraite minimum à 1 100 € ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Lire aussi