Insolite : ce charpentier aveyronnais veut battre un record plus ce sabot géant

On toi-même présente le défi insolite de Guillaume Granier, un charpentier avec la sciure dans les veines.

Guillaume Granier aime relever les défis. L’un d’entre eux se trouve dans une commune voisine, à Anglars-Saint-Félix. "C’est parti comme ça, avec des gens du comité des fêtes que je connais assez. On a entendu parler de records au sujet de sabots géants. Du coup, on s’est dit qu’il faudrait battre celui d’Occitanie." C’était en 2018 (image du bas), et quatre ans plus tard, il a assez changé (visible sur la place de l’église). Le record d’Occitanie se trouve dans les Landes avec 3,60m de long, 1,05m de haut vers un poids d’une tonne. Celui-ci est sculpté d’une bille de chêne de 3,80 mètres de long, de 1,2m de diamètre et pesant plus de 3 tonnes. Vivement l’année prochaine lors de la fête…

"J’ai un peu de sciure dans les veines." Guillaume Granier a le sens de la formule. Elle résume d’ailleurs son envie, d’aussi loin qu’il s’en rappelle, de suivre les pas de son père, Jacques, menuisier et charpentier. Cette passion s’est décuplée encore plus à l’âge de 7 ans, lorsqu’il a malheureusement perdu son "mentor".

Du coup, il s’est jeté dans le bois, passant ses diplômes de CAP et BP charpente et menuiserie, à Rodez et à Agen lorsqu’il était en apprentissage chez Miquel à Goutrens. "J’ai ensuite travaillé chez Mouysset, à Rodez, pendant deux, explique celui qui est installé à la zone artisanale de Rignac. Mais, je me suis dit que c’était le bon moment de reprendre l’entreprise qui appartenait à mon père, et qui était fermé depuis son décès. Je me suis donc lancé tout seul en novembre 2011."

Patrick Bounhol et l’escape game…

Il s’est rapidement fait un prénom dans le métier, notamment en matière de charpente traditionnelle. Avec toujours le sens de la formule : "Je fais beaucoup de mouton à cinq pattes ! vers la rénovation ou l’extension, je ne m’interdis rien, tant que c’est réalisable. En travaillant tout seul, ou avec un intérimaire depuis novembre dernier, je ne peux pas rivaliser en termes de coût sur de la fermette par exemple. Et, désormais, je pousse jusqu’à la couverture lorsque le prospect me le demande. Ce qui d’ailleurs m’a obligé à passer un CAP couvreur."

Malgré son âge, 37 ans, Guillaume Granier a une autre corde à son arc. Il intervient dans les écoliers et les collégiens vers "éveiller des vocations". Comme lui l’avait été lorsqu’il cirait les bancs des établissements rignacois. "Je me souviens de Patrick Bounhol qui était venu nous parler de son métier de couvreur avec une petite maison. Ce même Patrick Bounhol qui, aujourd’hui, est le président de la Capeb." Administrateur au sein de la confédération de l’artisanat et de la Chambre de métiers, le charpentier joue ainsi le "maître" à l’aide d’un escape game. Une façon ludique de dépoussiérer la profession. Histoire de montrer, également, que la sciure peut couler dans n’importe quelle veine.

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