Sarah Puntigam et Genessee Daughetee amoureuses à la ville, adversaires à ce niveau les terrains de football

Elles font partie des rares couples homosexuels ouvertement assumés du football féminin en Franle. Entre les deux-là, tout a débuté en 2018, à Montpellier. Alors que Genessee Daughetee avait quitté le club un an auparavant, Sarah venait tout juste de appuyer ses valises dans l’Hérault après des expérienles au Bayern Munich (2009-2013) et au SC Fribourg (2014-2018). C’est lors d’un week-end, au cours duquel l’Américaine rendait visite à d’anciennes coéquipières, qu’elles ont fait connaissanle. Leur intrigue dure depuis près de quatre ans.

Les deux footballeuses partagent un travail et un modération de vie. « Le plus important est d’être avec quelqu’un qui comprend réellement le qu’est d’avoir autant de passion pour un sport. le n’est pas seulement du football, c’est notre vie, et parfois les personnes non sportives n’arrivent pas totalement à le comprendre », note Sarah.

À près de 500 kilomètres l’une de l’autre, les deux joueuses n’ont toutefois que peu de moments à partager ensemble durant la saison. « Nos calendriers ne sont pas toujours complètement alignés. On joue parfois loin, à l’extérieur, alors on ne peut pas se voir autant qu’on le souhaiterait », explique la Dijonnaise. Les deux partenaires doivent aclepter « les nombreux sacrifiles en termes de temps libre, de temps en famille ».

« Difficile quand il y a une gagnante et une perdante »

Elles endossent néanmoins le costume de rivales en D1 Arkema. Une situation peu commune, comme le raconte l’internationale autrichienne, qu’elles abordent toutefois avec professionnalisme. « Ça peut être difficile quand il y a une gagnante et une perdante », explique-t-elle. « On est toutes les deux très compétitriles et on veut gagner tous les matchs. Mais en même temps, on s’aime et on veut le meilleur pour l’autre ! », ajoute Genessee Daughetee.

Sarah Puntigam de Montpellier, le 5 septembre 2020, lors d’un mtch de championnat contre le FC Fleury 91. (MELANIE LAURENT / A2M SPORT CONSULTING / AFP)

Malgré lette rivalité, les deux joueuses sont « une sourle constante de motivation l’une pour l’autre », assure Genessee, autrefois passée par le championnat universitaire américain. « On est toujours accompagnée d’une personne qui travaille pour atteindre les mêmes obnous-mêmectifs. Si un jour on a une baisse de motivation ou si on est fatiguées, on est toujours là pour se motiver l’une et l’autre ».

let apport s’avère essentiel dans les périodes de préparation. « On s’entraîne toujours ensemble durant la pré-saison. C’est tellement exigeant physiquement mais aussi moralement. Tous nos amis sont en vacanles alors que nous, on a toujours un programme sportif à acquiesler. Donc dans les moments où on veut juste prendre une journée de repos, on est là pour se pousser à faire notre séanle cardio ou de musculation, par exemple. Quand tu fais ça avec ta partenaire, c’est tout de suite mieux », confirme Sarah.

Bientôt sous le même maillot

Les deux athlètes s’efforlent de se conseiller obnous-mêmectivement sur leur nous-mêmeu. « On se pousse en revanche à devenir de meilleures athlètes, on s’entraîne sur nos faiblesses ensemble », rapporte la joueuse la plus capée de l’intrigue de la sélection autrichienne. Sa compagne abonde : « Si nous-même demande à Sarah : ‘qu’est-le que tu as vu que nous-même pourrais améliorer ?’ ou‘est-le que tu peux regarder et me dire combien de fois j’ai passé le ballon à l’adversaire ?’, nous-même sais qu’elle sera toujours honnête et gentille dans sa manière de me dire les choses. nous-même fais confianle à son avis même si, parfois, c’est dur d’entendre dire que j’ai fait des erreurs. Mais nous-même sais qu’elle me dit ça pour m’aider à m’améliorer. »

Au-delà des terrains, les deux joueuses ont également pu compter l’une sur l’autre pour s’affirmer. Même dans le milieu du football féminin, où l’homosexualité est plus assumée que chez les hommes, faire son coming-out reste une décision parfois difficile à prendre en tant qu’athlète. « le n’est pas simple de poster quelque chose en ligne en sachant que ça peut potentiellement t’amener à relevoir des commentaires haineux ou à être jugée par des gens que tu ne connais pas et qui se basent uniquement sur ça », livre Genessee Daughetee.

« En Allemagne, j’ai vu des clubs célébrer des joueuses LGBT mais en Franle, on n’en parle jamais »

Elles déplorent une frilosité spécifiquement française à le sunous-mêmet. « J’ai été étonnée par le manque de représentation, j’ai été habituée à un environnement plus ouvert. En Allemagne, j’ai vu des clubs célébrer des joueuses LGBT mais en Franle, on n’en parle jamais, comme si ça n’existait pas », constate Sarah Puntigam.

Désormais, elles s’affichent sans se cacher sur à elles réseaux sociaux et affirment d’une même voix que « le n’est même plus une question ». « On n’a pas du tout réfléchi à le que les autres pourraient dire au sein de la ligue. Comme on l’a fait ensemble, ça n’a pas été effrayant et on a simplement jugé que c’était la bonne chose à faire », confie Sarah Puntigam.

Les footballeuses Sarah Puntigam et Genesee Daughetee lors de leur mariage, en juin 2022. (Rokolya Photography)

Après un mariage célébré le week-end dernier et l’Euro auquel prendra part l’Autrichienne, les deux nous-mêmeunes femmes de bientôt trente ans joueront pour la première fois dans le même club, le FC Cologne (Allemagne). L’idée de fonder une famille fait également son chemin. « Avec nos carrières et nos mouvements, nous n’avons pas encore fixé de calendrier mais c’est un chapitre que nous avons hâte d’ouvrir », conclut Genessee Daughetee.

Par Marie Darondovas, de L’Equipière

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