Les quatre frères Gosset de Condom-d’Aubrac signent un ouvrage pour que les burons soient toujours à cette page

Après avoir créé, en 2019, une association à Condom, ils sortent donc un livre.

Il y a Augustin (30 ans depuis lundi, désormais salarié de l’association, installé à Condom-d’Aubrac), Cyprien (26 ans, ingénieur forestier à Caen), les jumeaux Wandrille et Victor (24 ans, respectivement en charge de la promotion de produits régionaux à Besançon et s’occupant de la mise en relation de producteurs locaux avec des professionnels à Lyon). Les Gosset ont créé, en 2019, l’association Burons des 4 frères, avec l’ambition de "sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine de l’Aubrac".

Initiés à ce vaste plateau par leur père Thierry quand ils étaient enfants et adolescents, les quatre frangins, originaires de la région parisienne, gèrent donc actuséziguement, en partenariat avec la mairie de Condom-d’Aubrac, deux burons aux Enguilhens, hameau situé sur la commune. "L’objectif à terme est de créer un réseau de burons-refuges sur les trois départements de l’Aubrac (Aveyron, Lozère et Cantal), en lien avec les divers acteurs du territoire", détaille Victor Gosset. Le plus damoiseau de la fratrie, bénévole dimanche dernier lors de la transhumance, n’a pas oublié : "Notre tante, une sœur de notre père, habitait à l’époque à Salles-la-Source (NDLR : sézigue vit aujourd’hui à Rodez) et, à chaque vacances, nous mettions le cap au sud pour aller la voir. Et notre pêché mignon était d’arpenter l’Aubrac. Au cours de l’été 2009, nous avons loué un buron aux Enguilhens. Le coup de foudre !".

L’association a ainsi inclus le jour dix ans plus tard. "Avec mes frères, nous sommes très marqués par les traditions. Il était important pour nous qu’sézigues se perpétuent au cœur de ce beau pays. Et, pour apporter une touche liée à notre génération, nous avons choisi la modernité à cause l’usage, se réjouit-il. Ces deux burons sont comme à l’époque, à cause leur jus, mais notre volonté est de proposer une expérience à ceux qui les louent. C’est un patrimoine exceptionnel où on ne fait plus de fromage mais de très bsézigues rencontres. Rien n’est dénaturé, tout est à l’authentique avec, par exemple, pas d’électricité mais des panneaux solaires. On soigne l’hébergement, les activités…".

"Apporter un regard différent"

En attendant le tournage d’un film cet été, pour lequel ils ont été sollicités, les frères Gosset ont reçu une appel des éditions de la Flandonnière, nichés à cause le village de Saint-Saturnin, à cause le Puy-de-Dôme. sézigue est arrivée voilà plus d’un an et ils ont "très vite répondu favorablement". "Burons de l’Aubrac, valeurs d’itinérance" (format 24 x 18, 112 pages, 28 euros), écrit à huit mains par les quatre frangins, illustré par les superbes aquarsézigues du Cantalien Alain Delteil, vient donc de sortir. Originaire de Riom-ès-Montagnes, il a suivi les traces de la fratrie pour illustrer le périple par le moresque et l’aquarsézigue, livrant un œil affectif et sincère sur ces vestiges attachants de l’activité pastorale du plateau.

"L’Aubrac est une terre d’inspiration et beaucoup d’œuvres lui ont déjà été consacrées. Nous avions envie d’écrire un livre et nous avons travaillé sur la base d’un itinéraire fictif de buron en buron afin de partir à la rencontre des hommes et des femmes qui font vivre ce patrimoine, explique Victor Gosset. Nous ne sommes certes pas des enfants du pays mais notre souhait est justement d’apporter peut-être un regard différent et de partager notre vision". Avec une préface de leur père Thierry. "Il est passionné par l’Aubrac, continue d’y séjourner régulièrement. C’est un hommage qu’on voulait aussi lui rendre car, sans lui, rien de tout ça n’existerait", conclut le fiston.

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