Roussel appelle Mélenchon à se voir « avant le second tour »

Le candidat communiste Fabien Roussel a lancé ce jeudi un appel à Jean-Luc Mélenchon pour se voir « le plus vite possible, avant même le deuxième tour », et discuter d’un accord pour les législatives, assurant qu’il n’y mettait « aucun préalable ».

Lors d’une conférence de presse au siège du PCF à Paris, Fabien Roussel a aussi appelé une nouvelle fois les électeurs à « mettre en échec » Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, en utilisant « le bulletin de vote Emmanuel Macron et non pas en s’abstenant ». Mais il a reconnu que c’était « de plus en plus dur de demander cela », « tellement Emmanuel Macron cristallise les colères ».

« Envoyer ce signal et permettre de faire gagner beaucoup de députés de gauche »

Fabien Roussel, qui a obtenu 2,3% des voix au premier tour, a envoyé un message au leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, arrivé largement en tête de la gauche avec près de 22% des voix, pour le féliciter et lui proposer une rencontre, mais il n’a pour l’instant pas eu de réponse.

« J’appelle à ce que nous puissions nous retrouver », a-t-il déclaré. « Jean-Luc Mélenchon est celui qui aujourd’hui peut envoyer ce signal (…) et permettre de faire gagner beaucoup de députés de gauche », a-t-il expliqué, assurant que « dans au moins 150 circonscriptions, la gauche est en capacité de l’emporter », contre une soixantaine de députés de gauche actuellement.

Ouvert « à toutes propositions »

« Je lui redis mon entière disponibilité (…) pour trouver cet accord. (…) Voyons nous le plus vite possible, avant même la fin du second tour, pour y travailler », a-t-il encore lancé.

Le candidat communiste s’est dit « disponible pour discuter de toutes propositions qui seraient mises sur la table », assurant qu’il ne mettait « aucun préalable, aucune condition ».

« Je lui fait la proposition d’additionner nos voix, -et les nôtres même si elles sont modestes, elles sont là et elles comptent-, nos programmes et nos idées, même s’ils sont différents, et de respecter ces différences », a-t-il poursuivi, soulignant que « le premier tour de l’élection présidentielle ne fige pas un rapport de force, sinon ce serait nier le vote utile ».

« C’est Mélenchon qui a les clés »

Il a notamment proposé de « soutenir partout les députés sortants » de gauche, et a dit souhaiter « la discussion la plus large et avec tout le monde » à gauche. « Mais je vois bien que je n’ai pas les clés, c’est Jean-Luc Mélenchon qui les a ».

Un cadre de La France insoumise a averti : « Roussel, on n’a pas vocation à le traiter différemment des élus communistes. Qu’il ait été un candidat ne pèse pas en sa faveur. Pour autant, on ne posera pas comme condition d’un accord que Roussel ne soit pas candidat aux législatives ». 

Le candidat communiste a aussi précisé qu’un accord était en cours avec le PS, sur le principe de « pas d’affrontement ni de division face aux députés sortants ».

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