une nouvelle manifestation à Ajaccio dégénère

Un nouveau dimanche de colère en Corse. La manifestation pour Yvan Colonna, militant indépendantiste mortellement agressé en prison, a dégénéré ce dimanche à Ajaccio, avec de violents affrontements avec les forces de l’ordre.

Ces heurts entre plus d’une centaine de jeunes gens, souvent cagoulés et équipés de masques à gaz, et les policiers, ont débuté vers 16h devant la préfecture, aussitôt après l’arrivée du cortège des manifestants qui a réuni 4 000 personnes selon la préfecture, 14 000, selon les organisateurs. Loin de se disperser, nombre de manifestants observaient, voire encourageaient les casseurs. D’autres entonnaient l’hymne corse, le « Dio vi salvi Regina ». 

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Répondant aux jets de cocktails Molotov et de bombes agricoles, les policiers ont répliqué avec des lances à eau et des grenades lacrymogènes. Une trentaine de personnes ont été blessées, dont au moins une grièvement, selon les pompiers. Aucun bilan n’a été fourni chez les forces de l’ordre qui disposaient de leur propre service de secours, selon un officier des pompiers.

Le commissariat pris pour cible

De même source, plusieurs véhicules ont été incendiés. En fin d’après-midi, les affrontements se poursuivaient près de la mairie, à quelque 500 mètres de la préfecture, où des fumées s’échappaient d’un immeuble dont une canalisation de gaz était en feu. Comme le montre une vidéo tournée par Corse-Matin, des cocktails Molotov ont également été lancés en direction du commissariat de la ville.

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Des heurts ont également été constatés aux abords de la caserne de CRS de Furiani, près de Bastia, déjà cible des manifestants dimanche.

Face aux risques de débordement, le dispositif policier était ce dimanche, comparé aux dernières semaines, plus important à Ajaccio, notamment devant la préfecture et le palais de justice. Des contrôles préventifs avant la manifestation avaient permis la saisie de plusieurs dizaines de projectiles, dont des dizaines de boules de pétanque.

Les discussions sur une possible autonomie de la Corse retardée ?

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’était engagé, lors de sa visite en Corse du 16 au 18 mars, à ouvrir « dès la première semaine du mois d’avril » des négociations sur « l’ensemble des problématiques corses », dont « l’évolution institutionnelle vers un statut d’autonomie restant à préciser ».

Reste à savoir si ces nouvelles violences ne vont pas perturber ce scénario. Dans un document qu’ils avaient co-signé le 18 mars, Gérald Darmanin et Gilles Simeoni (le président autonomiste du conseil exécutif de Corse) avaient en effet convenu « que la mise en œuvre de ce processus historique ne » pouvait « s’envisager que dans un cadre général apaisé et calme ».

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