l’armée russe serait responsable de crimes de guerre

12h15 : L’Ukraine dénonce le « massacre délibéré » de civils à Boutcha

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, s’est exprimé sur Twitter. « Le massacre de Boutcha était délibéré. Les Russes veulent éliminer autant d’Ukrainiens qu’ils le peuvent. Nous devons les arrêter et les mettre dehors. J’exige de nouvelles sanctions dévastatrices du G7 MAINTENANT : embargo sur le pétrole, le gaz et le charbon ; fermez tous les ports aux navires et denrées russes ; déconnectez toutes les banques russes de Swift. »

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12h10 : Le gouvernement britannique à son tour demande une enquête pour « crimes de guerre »

La ministre des Affaires étrangères, Liz Truss, rejoint Charles Michel. « Les forces russes se retirant, nous observons de plus en plus de preuves d’agissements terrifiants, notamment à Irpin et Boutcha, écrit-elle dans un communiqué. Leurs exactions contre des civils innocents durant l’invasion illégale et injustifiée de l’Ukraine doivent être le sujet d’enquêtes pour crimes de guerre. »

11h54 : Le président du Conseil européen dénonce les « atrocités » de l’armée russe

Sur Twitter, Charles Michel, président du Conseil européen, s’est dit « choqué » par les images « terrifiantes des atrocités commises par l’armée russe dans la région de Kiev », notamment à Boutcha.

« L’Union européenne aide l’Ukraine et les organisations non gouvernementales à recueillir les preuves pour les présenter à des cours pénales internationales », poursuit-il. Et de rappeler que « de nouvelles sanctions [envers la Russie] et de l’aide arrivent bientôt ».

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11h44 : Les raffineries ukrainiennes ciblées par la Russie

On ne sait pas encore dans quel état est la raffinerie d’Odessa après l’attaque de dimanche matin, mais la raffinerie de Krementchouk, dans le centre de l’Ukraine, a été complètement détruite, selon Dmytro Lunin, chef de l’administration militaire régionale de Poltava. C’était la plus grande du pays.

Les forces ukrainiennes inspectent les cadavres de civils à Boutcha pour vérifier qu’ils ne cachent pas des explosifs, le 2 avril. Photo Vadim Ghirda/AP/SIPA

11h19 : Des scènes « difficiles » à Boutcha, qui « ressemblent » à des crimes de guerre

Le porte-parole du président Zelensky, Sergei Nikiforov, répondait à la BBC ce dimanche matin. Il a décrit ce que les Ukrainiens ont vu à Boutcha, « des scènes difficiles ». « Nous avons découvert des fosses communes, explique-t-il. Nous avons des personnes pieds et poings liés,  avec des blessures par balles à l’arrière de la tête. Ce sont des civils qui ont été abattus, exécutés. Il y a aussi des corps à moitié calcinés, comme si quelqu’un avait voulu détruire les traces, mais n’a pas eu le temps de finir. »

Les journalistes de la BBC lui ont demandé si, selon lui, il s’agissait de crimes de guerre. « Je dois faire attention au choix de mes mots. Mais ça y ressemble. »

Des paroles qui renforcent les témoignages dévoilés à 8h45 (lire plus bas) par Human Rights Watch.

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9h59 : Les attaques à Odessa n’ont pas fait de victime

L’armée ukrainienne a donné plus de précisions quant à l’attaque d’Odessa. Il n’y aurait pour l’instant aucune victime. Le commandement régional Sud a expliqué dans un communiqué qu’il s’agissait d’une attaque de roquettes, Odessa étant « une cible prioritaire de l’ennemi, qui poursuit sa pratique sournoise de frapper les infrastructures sensibles ».

L’armée a réitéré cependant l’interdiction de publier la localisation ou l’étendue des dégâts causés par les frappes.

Le ministère de la défense russe a de son côté dévoilé à l’agence de presse Interfax que les frappes visaient une raffinerie de pétrole et trois entrepôts de carburant. Des missiles maritimes et aériens « de haute précision » ont été utilisés.

9h41 : Nouvelle tentative pour évacuer des civils de Marioupol

La vice-première ministre Iryna Verechtchouk annonce ce matin que le Comité international de la Croix-Rouge allait de nouveau tenter de rejoindre Marioupol pour évacuer des civils. « Sept bus vont essayer de se rapprocher de Marioupol. En tout, dix-sept bus sont prêts pour évacuer les civils de Marioupol et Berdiansk. »

8h53 : Le négociateur russe contredit son homologue ukrainien, aucun accord trouvé

Vladimir Medinski a affirmé sur son compte Telegram que la position de la Russie quant au Donbas et à la Crimée demeuraient « inchangées » (en majuscules dans le texte), et que « les négociations n’ont pas assez progressé pour organiser une rencontre entre chefs d’Etat ».

Ceci semble être une réponse aux dires du négociateur ukrainien, David Arakhamia, qui avait déclaré samedi que la Russie avait « donné un accord verbal » à ses propositions, « excepté pour la Crimée ».

« La partie ukrainienne a adopté une approche plus réaliste des questions liées au statut neutre et dénucléarisé de l’Ukraine, a écrit Vladimir Medinski sur la messagerie Telegram. En réalité (…), tous ces accords obtenus à Istanbul ne sont rien d’autre que ce que la Russie réclame depuis 2014. » Et de finir : si David Arakhamia « qualifie tout cela de position ukrainienne, laissons-le faire cela ».

8h45 : Des « crimes de guerre » selon l’association Human Rights Watch

L’association de défense des droits de l’homme a publié ce matin un communiqué concernant des « crimes de guerre » des forces russes. Human Rights Watch (HRW) a recueilli des informations et des preuves de ces exactions dans la région de Kiev, à Kharkiv et Tcherniguiv. Notamment des viols, deux exécutions sommaires (de six hommes et d’un homme), de violences, ou encore de vols.

Pour le directeur de HRW Europe et Asie centrale, Hugh Williamson, « les preuves montrent une cruauté et une violence délibérées. Ces actes doivent être l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre ». Les détails des témoignages recueillis ont été publiés par HRW. Ils relatent en détail et sans fard les exactions commises.

8h11 : Une « infrastructure majeure » détruite à Odessa

Les frappes russes ont touché « une infrastructure majeure » à Odessa, selon Serhiy Bratchuk, porte-parole des opérations à Odessa. « La situation est sous contrôle, nous communiquerons sur le sujet pus tard », a-t-il ajouté.

Selon les observateurs sur place, il s’agirait d’un dépôt de carburant. La chaîne américaine CNN a expliqué avoir entendu six explosions avant l’aube.

7h50 : Les explosions à Odessa pourraient être des missiles

Odessa a été « attaquée par les airs », annonce Anton Herashchenko, ancien élu et conseiller du ministre de l’Intérieur ukrainien, sur son compte Telegram. « Des feux se sont déclarés dans certains quartiers. Plusieurs missiles ont été abattus par la défense anti-missiles. »

Dès vendredi, le président Zelensky avait fait part de son inquiétude, craignant de « puissantes attaques à venir » au sud du pays.

Les forces ukrainiennes à Boutcha avancent entre les corps qui jonchent le sol et les mines abandonnées par les Russes. Photo Vadim Ghirda/AP/SIPA

7h13 : La région de Kiev libérée, les victimes enterrées « dans des fosses communes »

Les Ukrainiens ont repris le contrôle de la totalité de la région de Kiev après le retrait des forces russes de villes-clés situées autour de la capitale, a annoncé samedi la vice-ministre ukrainienne de la Défense. Les localités d’« Irpin, Boutcha, Gostomel et toute la région de Kiev ont été libérées de l’envahisseur », a-t-elle affirmé.

Près de 300 personnes ont dû être enterrées « dans des fosses communes » à Boutcha, ville au nord-ouest de Kiev et théâtre de féroces combats, qui vient d’être reprise par les soldats ukrainiens, a déclaré son maire. « Dans certaines rues, on voit 15 à 20 cadavres sur le sol », mais « je ne peux pas dire combien il y en a encore dans des cours, derrière les palissades », a-t-il poursuivi. 

Les forces russes ont également laissé des mines posées sur les routes ou dans les champs.

6h55 : Une série d’explosions entendues à Odessa

Une série d’explosions ont été entendues dimanche matin à Odessa, principal port de l’Ukraine, sur la mer Noire, dans le sud-ouest du pays.

Les explosions, survenues vers 6h du matin, ont envoyé au moins trois colonnes de fumée noire et des flammes visibles, apparemment dans une zone industrielle. Une employée d’hôtel du centre-ville a dit avoir entendu un avion, mais un militaire près du lieu d’une des frappes a affirmé qu’il s’agissait d’une roquette ou d’un missile.

Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre de l’Intérieur ukrainien, a écrit sur son compte Telegram: « Odessa a été attaquée depuis les airs. Des incendies ont été signalés dans certaines zones. Une partie des missiles a été abattue par la défense aérienne. Il est recommandé de fermer les fenêtres ».

Cette ville historique présente un caractère stratégique: dotée du plus grand port du pays, elle permet l’accès à la mer Noire au reste de l’Ukraine.

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6h48 : L’ONU veut un « cessez-le-feu humanitaire »

Le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths, sera à Moscou ce dimanche afin d’essayer d’obtenir un « cessez-le-feu humanitaire ».

6h47 : Plus de 4,1 millions de réfugiés ukrainiens depuis le début du conflit

Le conflit a déjà contraint plus de 4,1 millions d’Ukrainiens à fuir leur pays, selon l’ONU. Au total, plus de dix millions de personnes, soit plus d’un quart de la population, ont dû quitter leur foyer soit en traversant la frontière pour se réfugier dans les pays limitrophes, soit en trouvant refuge ailleurs en Ukraine. L’ONU estime à près de 6,5 millions le nombre de déplacés à l’intérieur du pays. 

6h46 : Les derniers faits marquants sur le front militaire

– Les Ukrainiens ont repris le contrôle de la totalité de la région de Kiev après le retrait des forces russes de villes-clés situées près de la capitale, a annoncé le gouvernement ukrainien.

– L’Ukraine a confirmé que les forces russes opéraient un « retrait rapide » des régions de Kiev et de Tcherniguiv, dans le nord du pays, afin de mieux « garder le contrôle » des « vastes territoires » qu’elles occupent dans l’Est et le Sud.

– Samedi matin, le ministère britannique de la Défense a fait état d’un départ probable des forces russes de l’aéroport de Gostomel, « où des combats se déroulaient depuis le premier jour du conflit ».

– Pour l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW), Moscou a également « abandonné l’effort de prendre Kharkiv », la deuxième ville d’Ukraine, au Nord, pilonnées depuis des semaines. Ses nouveaux objectifs sont de « viser les forces ukrainiennes » sur place et de « rouler vers le Sud-Ouest » pour « rejoindre les forces russes » massées dans le territoire de Lougansk.

– Selon le chef de l’administration militaire de la région de Donetsk, l’armée russe a de nouveau bombardé dans la nuit la région de Donetsk, dans le Donbass, avec des bombes au phosphore dans certains endroits. Deux enfants sont morts suite à des frappes dans la région voisine de Lougansk, selon les services d’urgence.

– Des infrastructures ont été frappées Dnipro ainsi qu’à Krementchouk (centre), siège de la plus grande raffinerie de pétrole ukrainienne, a indiqué la présidence du pays, tandis que le  ministère russe de la Défense annonçait samedi matin avoir détruit avec « des armes de haute précision » des dépôts d’essence et de carburant diesel de la raffinerie.

Infographie Visactu

Ce qu’il faut retenir de la journée de samedi

  • Plus de 3 000 personnes ont fui vendredi la région de Marioupol, en bus et voitures privées.
  • A Boutcha, au nord-ouest de Kiev, près de 300 cadavres ont au total été enterrés « dans des fosses communes », a déclaré le maire de la ville.
  • La Croix-Rouge voulait tenter samedi de faire sortir des civils de Marioupol,où la situation humanitaire est toujours catastrophique.
  • Le pape, en visite à Malte, a critiqué Vladimir Poutine et envisage d’aller à Kiev.
  • Les pourparlers russo-ukrainiens visant à mettre fin au conflit ont repris par visioconférence. Le négociateur en chef ukrainien David Arakhamia a déclaré que Moscou avait accepté « oralement » les principales propositions ukrainiennes.
  • Plus de 4,1 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays.
  • Plus de 200 personnes ont été arrêtées samedi en Russie pour des actions de protestation contre la guerre.

6h45 : Bonjour à tous, bienvenue dans ce direct où nous allons suivre la situation autour du conflit en Ukraine, ce dimanche 3 avril, au 39e jour de l’invasion russe.

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