Guerre en Ukraine. L’armée russe se regroupe, un conflit « prolongé » en vue, ce qu’il faut retenir de ce jeudi

Les principales informations

  • Dès vendredi, les acheteurs de gaz russe de pays « inamicaux » devront avoir des comptes en roubles, faute de quoi la Russie ne les livrera pas, a annoncé Vladimir Poutine. L’Allemagne et la France se « préparent » à un potentiel arrêt des importations de gaz russe, les Européens refusant ce paiement en roubles.
  • Une nouvelle tentative d’évacuer les nombreux civils bloqués dans la ville assiégée de Marioupol, a eu lieu ce jeudi. Le gouvernement ukrainien a annoncé avoir dépêché 45 bus pour évacuer des civils en direction de Zaporojie, et ont accusé les forces russes de les avoir empêchés d’entrer dans la ville.
  • Le président américain Joe Biden s’est dit « sceptique » face aux annonces de la Russie sur un retrait partiel de ses troupes pour concentrer l’offensive sur la région du Donbass. Ce recentrage de l’effort de guerre laisse présager un conflit « prolongé », qui pourrait durer des mois, a prévenu le Pentagone.
  • Kiev et l’Otan ont estimé que l’armée russe est en train de se regrouper en vue de nouvelles attaques.
  • En riposte aux sanctions, le Kremlin a annoncé interdire l’entrée sur son territoire aux dirigeants européens et à la majorité des eurodéputés.
  • Après des renseignements américains, les services britanniques avancent aussi que Vladimir Poutine est mal renseigné par ses proches conseillers qui n’osent pas lui dire la vérité sur ce qu’il se passe sur le terrain.
  • Quelque 83% des Russes approuvent l’action du président russe, gagnant douze points par rapport à février, selon un sondeur indépendant.
  • Gérard Depardieu, qui avait fait l’éloge de Vladimir Poutine dans le passé, a dénoncé « les folles dérives inacceptables » du dirigeant russe.

23h50 : Ce direct est désormais terminé, merci de l’avoir suivi. 

22h50 : Les derniers faits marquants sur le front militaire

– Les forces russes « ne se retirent pas mais se repositionnent » en Ukraine, a déclaré ce jeudi le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, jugeant que Moscou entendait renforcer son offensive sur la région du Donbass, dans l’est, tout en maintenant « la pression sur Kiev et d’autres villes ». Ces propos font écho à ceux du général ukrainien Pavlo « Maestro » à Kharkiv. « (L’ennemi) se regroupe pour attaquer et mettre le maximum de forces » dans le sud et l’est de l’Ukraine, a-t-il affirmé.

– Le gouvernement ukrainien s’efforce toujours d’organiser des évacuations depuis Marioupol, assiégée et pilonnée sans relâche depuis la fin février par les forces russes et où 160 000 civils seraient toujours bloqués. Une opération pourrait être lancée à la faveur d’un cessez-le-feu local annoncé tard mercredi par Moscou afin d’ouvrir un couloir humanitaire mais on ignorait jeudi soir si ce cessez-le-feu était effectif. La Russie a assuré qu’un couloir humanitaire sera ouvert à Marioupol vendredi.

– Selon le ministère britannique de la Défense, « des combats intenses se poursuivent à Marioupol » mais les Ukrainiens « conservent le contrôle du centre-ville ».

– Dans le nord de l’Ukraine, des tirs sur un convoi humanitaire de cinq bus près de Tcherniguiv ont fait un mort et quatre blessés, selon une responsable ukrainienne qui accuse les troupes russes de « ne pas laisser la moindre possibilité d’évacuer les civils de Tcherniguiv assiégée, en laissant des dizaines de milliers de civils sans nourriture, sans eau, sans chauffage ». 

– L’agence nucléaire ukrainienne Energoatom a de son côté annoncé que les forces russes avaient commencé à se retirer du site nucléaire de Tchernobyl, dont elles avaient pris le contrôle dès le premier jour de l’invasion de l’Ukraine le 24 février. Il ne reste plus qu’un « petit nombre » de soldats russes sur place, a-t-elle indiqué.

Infographie Visactu

22h25 : Un couloir humanitaire sera ouvert à Marioupol vendredi, assure Moscou

La Russie a affirmé qu’un couloir humanitaire permettant l’évacuation de civils serait ouvert vendredi à Marioupol, « à partir de 10h heure de Moscou », soit 9h heure française, a déclaré le ministère russe de la Défense. Cette mesure est prise à la suite d’« une requête personnelle du président français (Emmanuel Macron) et du chancelier allemand (Olaf Scholz) auprès du président russe Vladimir Poutine », a ajouté le ministère dans un communiqué. « Pour garantir la réussite de cette opération humanitaire, il est proposé de la mener avec la participation directe de représentants du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et du Comité international de la Croix-Rouge », a-t-il poursuivi.

La situation humanitaire est catastrophique à Marioupol, où des dizaines de milliers de civils sont pris au piège et souffrent du manque de nourriture et du froid. Le gouvernement ukrainien a annoncé avoir dépêché ce jeudi 45 bus pour évacuer des civils depuis Marioupol en direction de Zaporojie, accusant les forces russes de les avoir empêchés d’entrer dans la ville. 

22h13 : Les Russes ont quitté la centrale de Tchernobyl

 « Il n’y a plus de personnes étrangères (au service) dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Tchernobyl », a indiqué sur Facebook l’agence d’Etat ukrainienne pour la gestion de la zone de la centrale. 

21h45 : Le Drian affirme qu’il n’y a rien de « concret » signalant une « inflexion des Russes »

Dans une interview au Figaro, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian estime que les forces russes en Ukraine ne montrent « aucun élément concret » de recul ni de désengagement, en dépit des récentes déclarations du Kremlin. « Je ne vois aucun élément concret sur le terrain qui signale à ce stade une réelle et durable inflexion des Russes », a déclaré Jean-Yves Le Drian. « Même si la progression de leurs forces est plus lente que le Kremlin ne l’espérait, je n’ai remarqué aujourd’hui aucun recul significatif, ni même de réel cessez-le-feu ». 

« Les discussions d’Istanbul n’ont marqué aucune percée par rapport aux pourparlers qui se déroulent depuis trois semaines. Les mêmes sujets ont été évoqués et sur le fond, il n’y a pas eu d’avancée substantielle », a enfin estimé le chef de la diplomatie française, martelant qu’il « faut d’abord un cessez-le-feu et un agenda de retrait des forces russes ».

Pourquoi la Turquie joue le rôle de médiateur

Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Turquie a pris une place prépondérante dans les tentatives de résolution du conflit avec la Russie. Pour la chercheuse Dorothée Schmid, cette « hyperactivité diplomatique » est guidée aussi bien par les intérêts économiques turcs, que par un enjeu de politique interne.

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20h50 : Gérard Depardieu prend position contre Vladimir Poutine

L’acteur français a dénoncé ce jeudi « les folles dérives inacceptables » du président russe. La totalité des recettes de ses trois concerts prévus début avril au Théâtre des Champs-Élysées « reviendra aux victimes ukrainiennes ». 

>>Plus d’informations dans cet article.

La différence de traitement des réfugiés critiquée

La France ouvre les bras aux Ukrainiens, mais elle continue de mal accueillir les réfugiés venant d’autres pays, dénoncent plusieurs ONG et associations. La différence de traitement est particulièrement flagrante à Calais.

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20h25 : Biden se dit « sceptique » face aux annonces de Moscou d’un retrait partiel de ses troupes

Le président américain affirme être « sceptique » face aux annonces de la Russie sur un retrait partiel de ses troupes pour concentrer l’offensive sur la région du Donbass. Il a par ailleurs estimé que Vladimir Poutine « semblait s’isoler », et a dit avoir « des indications selon lesquelles (le président russe) a limogé ou placé en résidence surveillée certains de ses conseillers », tout en disant ne pas avoir de « preuves irréfutables ».

Free propose un forfait gratuit pour les réfugiés ukrainiens

L’opérateur a lancé un forfait téléphonique gratuit, le « forfait Solidarité Ukraine », pour venir en aide aux réfugiés ukrainiens. Il permet d’appeler et d’envoyer des SMS en illimité en France et depuis la France vers l’Ukraine, détaille Le Parisien. 10 Go de data sont également disponibles. Pour souscrire à cet abonnement, les ressortissants ukrainiens doivent se rendre en boutique.

19h35 : Le Pentagone table désormais sur un conflit « prolongé »

Le recentrage de l’effort de guerre russe sur le Donbass, où les forces russes feront face à une armée ukrainienne aguerrie, laisse présager un conflit « prolongé », a prévenu un haut responsable du Pentagone. Les forces russes ont entamé leur retrait de Tchernobyl et ont « abandonné » l’aéroport militaire de Gostomel, au nord-ouest de Kiev, mais « nous continuons à penser que c’est un repositionnement », a déclaré à la presse ce responsable ayant requis l’anonymat. « Nous n’avons absolument aucune indication que ces soldats rentrent chez eux, ou qu’ils sont écartés définitivement des combats », a-t-il ajouté.

« Ce que nous continuons à penser, c’est que ces forces seront ré-équipées et renvoyées en Ukraine (…) pour continuer le combat conformément à ce que nous pensons être leur objectif, c’est-à-dire globalement l’Est », notamment les régions séparatistes de Lougansk et Donetsk, dans le Donbass, a-t-il ajouté.

18h15 : Des tirs sur un convoi humanitaire près de Tcherniguiv, un mort

Une personne a été tuée et quatre blessées dans des tirs sur un convoi de cinq bus amenant des volontaires vers la ville assiégée de Tcherniguiv, dans le nord de l’Ukraine, selon une responsable ukrainienne. Cette dernière a accusé les troupes russes de « ne pas laisser la moindre possibilité d’évacuer les civils de Tcherniguiv, en laissant des dizaines de milliers de civils sans nourriture, sans eau, sans chauffage ». 

17h30 : La Russie sanctionne les dirigeants de l’UE et la plupart des députés européens

La Russie annonce interdire l’entrée sur son territoire aux dirigeants européens et à la majorité des eurodéputés. « Les restrictions s’appliquent aux plus hauts dirigeants de l’Union européenne, y compris un certain nombre de commissaires européens et de chefs d’organes militaires européens, ainsi qu’à la vaste majorité des députés du Parlement européen, qui font la promotion de politiques antirusses », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

16h40 : L’agence nucléaire ukrainienne confirme que les Russes ont commencé à se retirer du site de Tchernobyl

Les troupes russes qui occupaient le site sont parties « en deux colonnes vers la frontière » entre l’Ukraine et le Bélarus, a indiqué Energoatom sur Telegram, ajoutant qu’il ne reste plus qu’un « petit nombre » de soldats russes sur place.

Mercredi soir, un haut responsable du Pentagone avait indiqué que les Russes ont commencé à se retirer de Tchernobyl, dont elles avaient pris le contrôle dès le premier jour de l’invasion de l’Ukraine le 24 février.

16h35 : Washington sanctionne le secteur technologique russe

Washington vise cette fois le secteur technologique russe, dont le plus important fabricant de semi-conducteurs du pays. Le département américain au Trésor a indiqué qu’il ciblait « 21 entités et 13 individus dans le cadre de sa répression contre les réseaux de contournement des sanctions (imposées au) Kremlin et des entreprises technologiques, qui jouent un rôle déterminant dans la machine de guerre de la Fédération de Russie ».

15h59 : L’Europe continuera à payer le gaz russe en euros ou dollars, assure Scholz

Les pays européens continueront de payer le gaz russe en euros et dollars comme cela est « écrit dans les contrats », a répondu ce jeudi Olaf Scholz à Vladimir Poutine, qui exige des paiements en roubles. « Il est écrit dans les contrats que les paiements se font en euros et parfois en dollars », a expliqué le chancelier allemand lors d’une conférence de presse avec son homologue autrichien, Karl Nehammer.

« J’ai dit clairement au président russe que cela resterait ainsi » et « les entreprises veulent pouvoir payer en euros et le feront », a-t-il ajouté.

15h45 : La France et l’Allemagne se « préparent » à un arrêt des importations de gaz russe

L’Allemagne et la France se « préparent » à un potentiel arrêt des importations de gaz russe, a déclaré ce jeudi le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, à Berlin, en réaction aux exigences de Moscou.

« Il peut y avoir une situation dans laquelle demain, dans des circonstances très particulières, il n’y aura plus de gaz russe (…) c’est à nous de préparer ces scénarios là, et nous les préparons », a-t-il détaillé, lors d’une conférence de presse avec le ministre allemand de l’Economie, Robert Habeck.

15h43 : Vladimir Poutine exigera dès vendredi des comptes en roubles aux pays « inamicaux » pour avoir du gaz

Vladimir Poutine a annoncé que les acheteurs de gaz russe de pays « inamicaux » devront à partir de vendredi payer en roubles depuis des comptes en Russie sous peine d’être privés d’approvisionnements, mesure touchant surtout l’Union européenne. Le prix du gaz reste cependant libellé dans la devise des contrats en cours, soit le plus souvent en euros ou en dollars. « Ils doivent ouvrir des comptes en roubles dans des banques russes. Et de ces comptes ils devront payer le gaz livré et cela dès demain », a déclaré Vladimir Poutine à la télévision après avoir signé un décret en ce sens. Il a ajouté qu’en cas de refus, « les contrats en cours seront arrêtés ».

Photo Mikhail METZEL/AFP

15h19 : L’armée russe va « ré-attaquer » dans l’est et le sud de l’Ukraine

L’armée russe est en train de « regrouper ses forces pour attaquer » dans l’est et le sud de l’Ukraine, a estimé ce jeudi le chef de la 92e Brigade et défenseur de Kharkiv (nord-est). Selon lui, la Russie veut « mettre le maximum de forces dans la région ou la direction de Slobozhanshchyna », la partie nord-est du pays allant de Kharkiv à Lougansk, et « Marioupol ».

« A Kharkiv, la situation est stable », a jugé ce général distingué comme « héros » de l’Ukraine pour sa défense de la deuxième ville du pays aux premiers jours de la guerre.

14h52  : « La paix a plus de valeur que les diamants, le pétrole et le gaz » russes

Après celui néerlandais, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est adressé au Parlement belge ce jeudi après-midi. « La paix a plus de valeur que les diamants, le pétrole et le gaz » russes, a-t-il notamment déclaré, faisant allusion au commerce de diamants dont la ville belge d’Anvers est une place forte en Europe. Il appelle la Belgique à livrer des armements pour aider son peuple à combattre les troupes russes, notamment à Marioupol.

14h27 : Le Kremlin minimise la portée du paiement du gaz russe en roubles

La Russie a minimisé ce jeudi la portée de sa mesure obligeant les Européens à payer leurs factures de gaz en roubles et non plus en euros. Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a jugé qu’il s’agissait d’une simple opération de change. Pour rappel, Vladimir Poutine a annoncé la semaine dernière l’obligation pour les clients européens de Gazprom de régler leurs factures en roubles et non plus en euros ou en dollars.

13h44  : L’Otan s’attend à des « offensives supplémentaires »

Selon l’Otan, la Russie « essaie de regrouper (ses forces) et de renforcer son offensive sur la région du Donbass et dans le même temps elle maintient la pression sur Kiev et d’autres villes », a estimé son secrétaire général Jens Stoltenberg lors d’une conférence de presse. Moscou avait dit mardi réduire « radicalement » son activité en direction de Kiev et Tcherniguiv.

13h24  : « Washington ne comprend rien au Kremlin », affirme Moscou

Le Kremlin juge inquiétant que les Etats-Unis ne comprennent rien au fonctionnement du pouvoir en Russie, a déclaré ce jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, répondant aux Occidentaux qui affirment que les conseillers de Vladimir Poutine lui mentent.

« C’est une source d’inquiétude pour nous. Il semble que ni le Département d’État ni le Pentagone ne savent ce qui se passe réellement au Kremlin. Ils ne comprennent tout simplement pas ce qui se passe au Kremlin. Ils ne comprennent pas le président Poutine. Ils ne comprennent pas le mécanisme de prise de décision. Ils ne comprennent pas notre style de travail », a dénoncé Peskov, cité par l’agence russe Interfax.

« Un tel manque total de compréhension est la raison pour laquelle des décisions erronées et irréfléchies sont prises avec de très mauvaises conséquences », a-t-il encore affirmé.

13h15 : Le Premier ministre norvégien s’entretient avec Poutine

Le Premier ministre norvégien a eu un entretien d’une heure avec Vladimir Poutine, annonce ce jeudi l’agence Reuters. « J’ai demandé au président de mettre fin de toute urgence à la guerre en Ukraine, de retirer les troupes russes et de sécuriser l’accès humanitaire », a déclaré Jonas Gahr Støre. « Nous avons des attentes très limitées quant à ce qui pourrait être réalisé, mais rien ne devrait être laissé sans essai dans la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement », a-t-il ajouté.

La Norvège, membre de l’OTAN, partage une frontière avec la Russie dans l’Arctique.

13h05 : La popularité de Poutine bondit en Russie, selon un sondeur indépendant

Un chiffre à prendre avec précaution  : 83% des Russes approuvent l’action de Vladimir Poutine, gagnant douze points par rapport à février, selon l’enquête publiée jeudi par l’institut russe indépendant Levada, un think tank basé à Moscou, dont c’est le premier sondage depuis le début de l’offensive en Ukraine. Seuls 15% des Russes disent ne pas approuver l’action du président (-12% en un mois) et 2% sont sans opinion. Le président russe n’avait pas eu une telle cote de popularité depuis 4 ans.

De précédents sondages avaient été rendus publics ces dernières semaines et faisaient déjà état d’une cote de popularité pour M. Poutine à 80% ou plus, mais ceux-ci étaient réalisés par des instituts pro-gouvernementaux.

12h38 : Stellantis va suspendre l’activité de son usine russe « faute de pièces »

Le directeur général de Stellantis, Carlos Tavares, a indiqué que le groupe automobile va bientôt suspendre la fabrication d’utilitaires dans son unique usine russe, à Kaluga (sud-ouest de Moscou), faute de pièces.

L’usine Stellantis de Kaluga, en Russie, devra cesser ses activités en raison d’une pénurie de composants, ce qui ne rendra pas le monde meilleur

Carlos Tavares

12h34 : Londres sanctionne des « propagandistes et médias d’Etat » russes

Le gouvernement britannique annonce une nouvelle série de 14 sanctions visant des « propagandistes et médias d’Etat » russes, dont les propriétaires de RT et Sputnik pour contrer les « mensonges » du Kremlin. « La guerre (du président russe Vladimir) Poutine en Ukraine se fonde sur un torrent de mensonges », a indiqué la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss, « et ce dernier train de sanctions en date vise les propagandistes éhontés qui véhiculent les fausses nouvelles et récits de Poutine ».

11h33 : Le CICR prêt à diriger les opérations d’évacuation vendredi

Le Comité international de la Croix-Rouge s’est dit prêt « à diriger » les opérations d’évacuation des civils assiégés dans la ville de Marioupol à partir de vendredi à condition d’avoir les garanties nécessaires, selon un communiqué de l’organisation. Le ministère russe de la Défense avait annoncé mercredi soir un cessez-le-feu ce jeudi et l’ouverture de couloirs d’évacuation des civils, qui sont piégés depuis des semaines dans la ville pilonnées par les forces russes.

11h17 : Zelensky exhorte les Pays-Bas à « être prêts » à boycotter l’énergie russe

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé ce jeudi aux Pays-Bas d’être prêts à boycotter l’énergie russe lors d’un discours devant le Parlement néerlandais. « Soyez prêts à arrêter l’énergie de la Russie pour ne pas payer des milliards pour la guerre », a-t-il dit lors d’une intervention en visioconférence.

Les intimidations se multiplient contre des opposants en Russie

Tag « Z » ou « collabo » sur les portes de domiciles, message antisémite : les intimidations se sont multipliées ces derniers jours contre des opposants et critiques de l’offensive russe en Ukraine. Mercredi soir, un soutien de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny, Ilia Pakhomov, a publié sur Twitter une photo montrant la porte de son domicile en Russie vandalisée avec deux lettres « Z » dessinées à la peinture blanche. Cette lettre est un signe de soutien aux troupes russes combattant en Ukraine car elle est peinte sur de nombreux véhicules militaires. Ces tags sont accompagnés d’une affiche avec une photo du militant barrée du mot « COLLABORATEUR ». « NE VENDS PAS TA PATRIE », indique aussi l’affiche. Ce message porte aussi le numéro de deux articles du code pénal russe, récemment adoptés, qui prévoient de sévères peines de prisons pour la publication « d’informations mensongères » sur l’armée russe ou pour des actions « discréditant » cette dernière.

9h21 : Rencontre possible des chefs de diplomatie russe et ukrainien « d’ici une ou deux semaines »

Les ministres des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov, et ukrainien, Dmytro Kuleba, pourraient se rencontrer « d’ici une ou deux semaines » a assuré ce jeudi leur homologue turc Mevlüt Cavusoglu. « Il pourrait y avoir une réunion à plus haut niveau, au moins entre les ministres d’ici une ou deux semaines », a déclaré M. Cavusoglu dans un entretien télévisé, ajoutant qu’il était « impossible d’avancer une date » et sans précision de lieu. 

8h35 : Kiev envoie 45 bus pour évacuer des civils à Marioupol, où Moscou a annoncé une trêve

Kiev s’apprête à envoyer ce jeudi 45 bus pour évacuer des civils depuis Marioupol. « Cette nuit, nous avons été informés par le Comité international de la Croix Rouge que la Russie était prête à ouvrir l’accès aux convois humanitaires depuis Marioupol », en direction de la ville de Zaporojie, via Berdiansk, a déclaré Iryna Verechtchouk, vice-Première ministre ukrainienne dans une vidéo postée sur Telegram. « Sur le couloir de Marioupol, nous envoyons 45 bus », a-t-elle ajouté.

8h06 : Moscou accusé de tirs d’obus au phosphore

Les autorités ukrainiennes ont accusé les forces russes d’avoir tiré mercredi des obus au phosphore sur la petite ville de Marinka, dans l’est de l’Ukraine.

La Berd prévoit une contraction de 20% du PIB de l’Ukraine, 10% en Russie

L’économie de l’Ukraine devrait se contracter de 20% cette année à cause de l’invasion du pays par la Russie, qui verra de son côté son PIB plonger de 10%, d’après des prévisions de la Berd publiées ce jeudi. Avant la guerre, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) anticipait une croissance de 3,5% en 2022 pour l’Ukraine et de 3% pour la Russie.

7h18 : La Slovaquie expulse 35 diplomates russes

La Slovaquie a décidé d’expulser 35 diplomates russes, a annoncé le ministère des Affaires étrangères, invoquant des informations fournies par les services de renseignement. L’ambassadeur de la Fédération de Russie a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et s’est vu remettre une note annonçant « que la République Slovaque a décidé de réduire le personnel de l’ambassade russe à Bratislava de 35 personnes », a indiqué le porte-parole de la diplomatie slovaque Juraj Tomaga.

6h35 : Début de retrait à Tchernobyl 

Les forces russes commencent à se retirer du site nucléaire de Tchernobyl, dont elles avaient pris le contrôle dès le premier jour de l’invasion de l’Ukraine le 24 février, a indiqué mercredi un haut responsable du Pentagone. L’armée russe a commencé à se retirer de l’aéroport de Gostomel, au nord-ouest de Kiev, et « Tchernobyl est une autre zone où ils commencent à se repositionner, quittant Tchernobyl pour aller au Belarus », a déclaré à la presse ce haut responsable ayant requis l’anonymat.

6h14 : Kiev se prépare à de nouveaux combats dans l’Est

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré jeudi ne pas croire aux promesses de la Russie de réduire son dispositif militaire en direction de Kiev, et que son armée se préparait à de nouveaux combats dans l’Est de l’Ukraine.

« Nous ne croyons personne, pas une seule belle phrase », a déclaré M. Zelensky jeudi en début de nuit dans une adresse vidéo à la nation. « Nous voyons aussi qu’il y a une accumulation de troupes russes pour de nouvelles frappes » dans la région du Donbass (est) « et nous nous y préparons », a-t-il insisté. « Nous ne cèderons rien. Nous nous battrons pour chaque mètre de notre territoire », a-t-il lancé.

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5h47 : Un cessez-le-feu dès 9h à Marioupol 

Moscou a soufflé le chaud et le froid mercredi sur l’Ukraine en douchant les espoirs de « percée » dans les négociations pour mettre fin à la guerre tout en annonçant dans la soirée un cessez-le-feu à Marioupol pour permettre d’évacuer des civils dans la ville assiégée. Ce « régime de silence » devrait être instauré ce jeudi à 10h (9h heure française). Les civils devraient être évacués via un couloir humanitaire vers Zaporojie, à quelque 250 km au nord-ouest, avec une étape par le port de Berdiansk. 

Quelque 160 000 civils demeurent bloqués sous les bombes à Marioupol. Ils vivent terrés dans des abris sans électricité et manquent de nourriture et d’eau.

Le directeur du renseignement militaire français limogé

Le général Eric Vidaud va quitter son poste de directeur du renseignement militaire (DRM), notamment à cause de sa gestion de l’invasion russe en Ukraine. Dans L’Opinion, une source interne au ministère des Armées a évoqué des « briefings insuffisants » et un « manque de maîtrise des sujets ». 

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5h46 : Les derniers faits marquants sur le front militaire

– La ville de Tcherniguiv (nord) a été bombardée « toute la nuit », a annoncé le gouverneur de la région, malgré l’annonce faite la veille par Moscou d’une réduction de son activité militaire autour de Kiev et de cette ville. 

– A Irpin qui est désormais « à 100% contrôlée par l’armée ukrainienne », au moins 200 personnes sont mortes depuis le début du conflit, selon son maire.

– Dans l’est, l’armée ukrainienne a repris le contrôle d’une autoroute stratégique reliant Kharkiv à Tchougouïv, et les forces russes ont quitté, après un mois d’occupation, la ville de Trostyanets (nord-est).

– A Marioupol (sud), les forces russes ont « délibérément bombardé un bâtiment du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) », a affirmé une responsable ukrainienne, sans pouvoir donner de bilan. La mairie a, de son côté, dénoncé l’évacuation forcée vers la Russie d’une maternité de la ville.

– Les forces russes ont ailleurs commencé à se retirer du site nucléaire de Tchernobyl, selon un haut responsable du Pentagone.

Infographie Visactu

Ce qu’il faut retenir de la journée de mercredi

  • Les pourparlers entre les délégations russe et ukrainienne à Istanbul, mardi, n’ont finalement donné lieu à rien de « très prometteur » ni à aucune « percée », a déclaré mercredi le Kremlin. La France ne voit pas non plus de « nouveauté » dans la situation en Ukraine après les annonces russes de réduction de leur activité militaire autour de Kiev et dans le nord du pays.
  • De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré « ne croire personne, pas une seule belle phrase ».
  • Joe Biden a discuté avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky des capacités militaires « supplémentaires » nécessaires pour aider l’armée ukrainienne à « défendre son pays », selon la Maison Blanche.
  • Le nombre de réfugiés ukrainiens a franchi mercredi la barre des 4 millions de personnes.
  • Vladimir Poutine est mal informé du déroulement de la guerre, parce que ses conseillers ont peur de lui révéler les pertes militaires et économiques subies par la Russie.

5h45 : Bonjour à tous, bienvenue dans ce direct où nous allons suivre la situation autour du conflit en Ukraine, ce jeudi 31 mars, au 36e jour de l’invasion russe.

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