Justice. Jean-Vincent Placé mis en examen pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel

Jean-Vincent Placé, ex-secrétaire d’Etat de François Hollande, a été mis en examen ce mardi pour « agressions sexuelles », selon une source judiciaire de l’AFP. 

L’ancien écologiste était en garde à vue depuis lundi après la plainte en novembre d’une ancienne collaboratrice qui l’accuse d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel.

Jean-Vincent Placé a été « mis en examen des chefs d’agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction, agression sexuelle, et harcèlement sexuel par une personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction  », et placé sous contrôle judiciaire.

Une source proche du dossier a indiqué que cette mise en examen concernait des faits dénoncés par deux plaignantes.

Des faits entre 2012 et 2016

L’une des deux plaignantes accuse Jean-Vincent Placé, 54 ans, de faits de harcèlement sexuel entre 2012 et 2016. Certains des faits qu’elle dénonçait s’apparentaient également à des agressions sexuelles : la collaboratrice l’accusait notamment de lui avoir « touché les fesses », en août 2015 à Lille, en marge du rassemblement estival d’Europe Ecologie les Verts (EELV).

La seconde agression se serait produite mi-mai 2016 à Séoul (en Corée-du-Sud), lors d’un déplacement officiel de Jean-Vincent Placé : dans une voiture, l’ex-secrétaire d’Etat de François Hollande aurait « touché délibérément la poitrine d’Audrey ».

La plaignante, ainsi que d’anciens collaborateurs d’élus écologistes, ont depuis l’ouverture de l’enquête été entendus par les enquêteurs. Contacté par l’AFP à l’époque de l’ouverture de l’enquête, Jean-Vincent Placé n’avait pas commenté. « Je répondrai, bien entendu, à toutes les questions qui viendraient à m’être posées par les enquêteurs », avait-il ajouté. Son avocate, Me Lisa Janaszewicz, a indiqué mardi midi à l’AFP qu’elle n’avait « pas de déclaration à faire ».

Des précédentes condamnations

En mars 2021, Jean-Vincent Placé a été condamné à une amende pour harcèlement sexuel sur une gendarme chargée de sa sécurité.

En septembre 2018, il avait été condamné à trois mois de prison avec sursis et 1 000 euros d’amende pour violences et outrages lors d’une soirée où il avait reconnu avoir été « extrêmement insistant » et « déplacé » avec une cliente.

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