« Le respect des mesures barrières reste essentiel »

Le Covid-19 poursuit sa montée en flèche en France. Le taux d’incidence frôle les 1 000 pour 100 000, sous le double effet d’un variant BA.2 plus contagieux et du relâchement des gestes barrières.

Mais ce rebond épidémique ne suscite, pour l’instant, pas d’inquiétude pour le système de santé. En effet, le nombre cas graves reste limité et l’impact sur l’hôpital est mesuré.

Très fortes contaminations chez les 6-14 ans et les 30-49 ans

Lors de la semaine du 14 au 20 mars, la circulation du SARS-CoV-2 s’est accélérée sur l’ensemble du territoire, confirme Santé Publique France dans son point épidémiologique hebdomadaire.

Le taux d’incidence a continué d’augmenter (+ 36%) pour atteindre 937/100 000 habitants au niveau national. Il était le plus élevé chez les 6-14 ans et les 30-49 ans où il dépassait 1 000/100 000.

Les hausses les plus fortes se trouvaient chez les plus âgés, les 60-89 ans affichant une augmentation supérieure ou égale à 45%, selon Santé publique France. Le taux d’incidence était toutefois le plus élevé chez les 6-14 ans et les 30-49 ans (>1 000/100 000).

Taux d’incidence élevé en Bretagne et dans le Grand Est

Signe que l’épidémie progresse : le R-effectif a lui aussi augmenté (1,29) et était supérieur à 1 pour la deuxième semaine consécutive. C’est en Bretagne et dans le Grand Est que le taux d’incidence était le plus élevé.

Le sous-variant BA.2 poursuit son inexorable progression. Cette souche plus contagieuse d’Omicron représente à présent 73% des séquences d’Omicron analysées dans la dernière enquête Flash de Santé publique France.

Cette accélération de la circulation du virus ne s’accompagne pour l’instant pas d’une alerte sur les hospitalisations. « Au niveau national, le nombre de nouvelles admissions à l’hôpital demeurait stable alors que les nouvelles admissions en soins critiques étaient toujours en diminution (-13%), tout comme le nombre de décès à l’hôpital et en Etablissements et services médicaux sociaux (ESMS) », note Santé publique France dans son analyse hebdomadaire.

Garder le masque ?

Dans ce contexte de rebond, la vigilance s’impose. « Le respect des mesures barrières reste essentiel », rappelle Laetitia Huiart, directrice scientifique de Santé Publique France. « La gestion du risque repose sur la responsabilité de chacun. Ce n’est pas parce que le masque n’est plus obligatoire qu’il est interdit. »

Garder le masque dans les lieux clos – surtout pour les plus fragiles et en leur présence – aérer, se laver les mains, autant de gestes indispensables pour limiter les contaminations.

La poursuite de la vaccination également. En allant chercher les publics fragiles qui n’ont pas reçu encore leur dose de rappel plutôt qu’en élargissant le public susceptible de recevoir une quatrième dose, selon Daniel Levy-Bruhl, responsable de l’unité infections respiratoires à Santé Publique France.

Jusque quand le rebond va durer ?

Jusque va se poursuivre la hausse des cas ? « On s’attend à voir monter les contaminations jusqu’à fin mars, avant une décrue en avril », déclarait Olivier Véran, le ministre de la Santé, en fin de semaine dernière.

Un scénario que les épidémiologistes de Santé publique France ne confirment pas pour l’instant, soulignant la difficulté à prédire l’évolution des comportements des Français et de la météo dans les prochains jours et les prochaines semaines. Deux paramètres importants dans la dynamique de l’épidémie, au même titre que la forte contagiosité du virus. « On peut espérer que le rebond ne dure pas mais c’est difficile à anticiper », résume Daniel Levy-Bruhl.

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